Durant mon année de post-diplôme à l'ENSCI-Les ateliers je n'ai pas pu m'empêcher d'observer le travail des designers d'objets. Les formes qu'ils imaginaient me renvoyées à mon travail sculptural. Leurs manières de travailler aussi, simulant leur objets et inventant des usages par le biais de l'informatique, plus précisément de la modélisation en 3D.

Aujourd'hui, et après mon projet intitulé la Bête-Monde démarré durant l'année 2007 lors de mon post-diplôme, j'ai envie de commencer un travail autour du "design", du moins la perception que je peux en avoir de manière extérieure. Ce champs de création est "filtré" par mon regard, diffracté par celui-ci. Telle une ligne droite qui en rentre dans les prisme de mon regard, cette envie de travailler avec comme point de départ des objets de mobilier, en ressort brisé, sortant dans toutes les directions. Mon travail peut débuter.
Je suis aussi attaché à la définition d'un artiste ainsi que d'une œuvre. Plus précisément au fait de dire "je suis artiste "tiret quelque chose d'autre" comme artiste-designer ou encore artiste-architecte. Ces définitions sont intéressantes car elles montrent des artistes qui travaillent dans des marges, les limites de leur champs de création. Un domaine fusionne avec un autre par l'hybridation et la mixité. Il n'y a pas de "frontières" nettes entres ces pratiques artistiques, "tout le questionnement sur art et design est non pertinent. Je ne divise pas les choses en deux catégories. C'est ce que je fais simplement. Je n'ai pas besoin de passeport pour aller d'un domaine à l'autre" (Ron Arad). La maquette d'un objet n'est pas l'objet lui-même. La maquette d'une œuvre n'est pas l'œuvre elle-même. Je cherche à situer ma recherche plastique dans un entre-deux. Une étape entre la maquette et l'œuvre. Modéliser des formes sur ordinateurs (donc "dessiner en volume" avec la 3D) m'intéresse dans cet entre-deux de statut et de définition.